Le 10e Prix Littéraire des Villes Sœurs
Publié le 26 mars 2025

Huit ouvrages ont été sélectionnés pour le 10e anniversaire du Prix Littéraire des Villes Sœurs. Le public est invité à s’emparer de ces titres, disponibles dans le réseau des bibliothèques de la CCVS, à les découvrir et à voter pour celui qu’il préfère.
Retour aux sources pour le Prix Littéraire des Villes Sœurs qui célèbre cette année sa dixième édition. La médiathèque du Tréport a été l’un des premiers partenaires de cette organisation et c’est tout naturellement dans ce lieu qu’était organisée la présentation des huit ouvrages retenus pour ce prix.
14 personnes, pour moitié des professionnels et pour moitié des bénévoles, ont sélectionné pour vous ces huit livres qui disposent de quelques points communs : ils sont tous francophones et contemporains, mais qui affichent aussi bien des différences. Écrivains confirmés ou auteurs d’un premier roman, grande maison d’édition ou plus confidentielle, approche plus ou moins littéraire, plusieurs genres sont représentés et les thèmes sont très variés.
« Faire découvrir, partager, surprendre, émouvoir, lire ce qu’ l’on n’aurait pas lu spontanément », tels sont les objectifs de ce prix, comme le résume Michel Barbier. Le vice-président de la Communauté de Communes en charge de la culture n’a pas manqué de rappeler que ce prix trouve son origine dans la participation d’une classe du lycée Anguier de Eu au concours des lycéens. L’engouement avait été immédiat et l’idée d’élargir le public a germé dans la tête des élus de la CCVS. Les amateurs de lecture ont répondu à l’appel, puisqu’ils étaient 250 à prendre part au vote l’an dernier.
Pour faire comme eux, rien de plus simple : on se rend dans l’une des médiathèques du réseau de la CCVS pour y emprunter les livres. 14 jeux de huit livres sont à disposition. « Cela semble peu les premières semaines, mais il faut parfois être patient. La circulation des livres est plus aisée durant l’été », indique Cécile Coulpied, coordinatrice du réseau, expliquant ainsi que la période de lecture s’étale désormais sur plus de cinq mois. Vous avez en effet jusqu’au 7 septembre pour déposer votre bulletin de vote dans l’une des médiathèques de la CCVS ou sur bibliotheques.villes-sœurs.fr
Les livres en compétition :
« Aveu de tendresse », de Cécile Cayrel, édition La Tribu.
Intérimaire chez Supergel, Samuel doit veiller à ce qu’aucun surimi ne dépasse des boites. Pour rompre la solitude, il décide d’adopter un poisson clown qu’il appelle Betty.
Premier ouvrage de l’écrivaine, il s’agit d’une bulle de tendresse, présenté sous la forme du monologue d’un suspect interrogé par la police.
« La petite bonne », de Bérénice Pichat, édition Les Avrils.
Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel et de se retrouver seule avec Monsieur.
Ce roman psychologique se situe entre les deux guerres. Il a été le premier sélectionné par le comité.
« Tout brûler », de Lucie de Pesloüan, édition La Ville Brûle.
Stella, protagoniste et narratrice, retrace les abus subis dans sa famille. Trente ans après les faits, elle décide de porter plainte.
Ce roman coup de poing, original, très autobiographique, est écrit en vers libres, sans ponctuation, comme pour ne pas entraver le propos de l’écrivaine.
« Ilaria », de Gabriella Zalapi, éditions Zoé.
Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge.
Ilaria, c’est le passage du stade de la petite fille à la conquête de la désobéissance.
« Cette vieille chanson qui brûle », d’Alexandre Lenot, chez Denoël.
Jérémie et Noé ont grandi sans mère, avec leur père, dans une maison isolée. La forêt était leur royaume, la rivière leur amie, jusqu’à ce qu’on leur impose une vie scolaire et sociale.
Sans doute le plus littéraire des ouvrages de cette sélection.
« Malville », d’Emmanuel Ruben, aux éditions Stock.
En 2036, dans une France gouvernée par l’extrême droite, Samuel Vidouble est confiné dans sa cave à la suite d’un accident nucléaire sur le site de la centrale de Malville où travaillait son père.
Cette œuvre qui se déroule dans un futur proche est une sorte d’adieu à l’enfance.
« Traverser les forêts », de Caroline Hinault, édition Le Rouergue.
Une forêt, la dernière forêt primaire d’Europe, sanctuaire sauvage aux confins de la Pologne. On y trouve Vera, Nina et Alma, arrivées là pour des raisons différentes. Sans qu’elles le sachent, la forêt va entremêler leurs destins.
Ce roman touchant, fait de rencontres, s’appuie sur une base réelle.
« J’ai pas les mots », de Laurent Seyer, chez Finitude.
Jérémy a 17 ans. Il n’a pas les mots, mais il a un cerveau. Il ne parle pas, n’a jamais parlé. Personne ne sait ce qu’il est capable de comprendre. Un jour, il découvre le secret que cache sa sœur et veut avertir ses parents. Mais comment faire ?
On peut ne pas croire à cette histoire, mais on ne peut pas ne pas être touché.
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